
J’écris pour ne pas oublier, pour savoir qui tu es mais surtout que tu existes. J’écris parce que les histoires ne deviennent que ce que l’on en fait. Alors laisse-moi t’en raconter une, encore.
Celle d’une petite fée qui depuis ses premiers pas trace son chemin en virevoltant, ne cessant jamais de danser avec la poésie et la vie. Sa peau en a fait le serment, elle touchera l’horizon.
Quoi qu’il arrive, quoi qu’il en soit et peu importe ceux qui voudront la retenir du bout des doigts. Après les parquets en bois, ce sont des feuilles de papier puis des bouts de son cœur qu’elle a continué à noircir.
Mais du noir, jaillissent toutes les couleurs, toutes les nuances, alors elle ne s’est jamais découragée. Ne s’est jamais donnée la peine d’abandonner, quitte à se brûler les ailes.
Du passé, restent des bouts de tulle un peu ternis, des espoirs froissés, des erreurs pardonnées et aujourd’hui une fleur en papier, illustre témoin d’une si jolie fable.
Désormais la petite fée, à défaut de tourner une page, préfère t’en laisser des vierges… prêtes à se noircir, à se lire et à la séduire.Et attendre la suite de l’histoire sur une autre berge, un fleuve de promesses la séparant du garçon qui a su si bien l’écouter.